Les faiblesses des élèves sont multiples et diverses.
L’école globalement les ignore… L’enseignant est surtout valorisé par les
« forts », ceux qui entrent dans ses attentes.
Non pris en charge par l’école, les professionnels de santé
ont trouvé un marché lucratif. Prises en charge par les milieux de la
santé –en fait de la maladie- les divers dys.[1],
les hyperactifs, les manques de concentration, etc… sont devenus des
pathologies. Ils considèrent que ces enfants ont des troubles « innés »,
ou consécutifs d’un traumatisme crânien ou d’une tumeur cérébrale gênant la
poursuite de leurs apprentissages.
Leur cerveau fonctionnerait autrement, il aurait des
déficiences ! On cherche à le confirmer par les neurosciences.
Ce qui loin d’être le cas pour l’essentiel de ces enfants. On
élude le contexte social et le rapport de l’enfant, de l’adolescent, à l’école.
Pas plus que les enseignants, ces professionnels ne sont, dans
l’état actuel, compétents pour y remédier. Mais ils accompagnent, rassurent les
parents, voire proposent des « médicaments » ; et le mouvement
se développe. Malheureusement, ils
stigmatisent les enfants en les catégorisant et en les sortant de la classe… ce
qui aggravent souvent leurs difficultés..
Les parents sont pourtant de plus en plus demandeurs. Ils
pensent y trouver une solution… Ils cherchent à obtenir de petits
avantages : temps plus longs aux examens, moindre exigence pour
« réussir »…
Les faiblesses de ces jeunes ne sont pas inéluctables, elles
ne dépendent pas d’un déterminisme biologique, c’est l’école actuelle qui les crée
ou les conforte et surtout les rend irréversibles :
-
évaluation sommative et condamnante,
-
sélection trop hâtive,
-
méconnaissance des origines, des causes,
-
pensée dominante :
o tous
les élèves qui ne sont pas dans la norme et l’habitude ont des faiblesses, y
compris les HP
o sans
faibles, un prof. n’est pas un bon prof.
-
absence de travail sur l’erreur, sur les dysfonctionnements,
-
pauvreté ou inadéquation des accompagnements,
-
absence de recherche sur les moyens pour y
remédier
Les dys. sont du ressort de la pédagogie de l’école et non
de supposés spécialistes. Il existe de nombreuses bonnes pratiques. Il s’agit
de former les enseignants à leur prise en compte.
Nombre de faiblesses autres restent encore orphelines, cad
dire éludées. Il s’agit de les préciser et de les prendre en compte...
Propositions
de recherche
1.
repérer les faiblesses qui ne sont pas
identifiées et qui pénalisent les élèves tout autant…
2.
voir comment certains faibles s’en sont sortis…
a.
cas de célébrités
b.
je peux vous parler de mon cas d’ancien
« cancre » !
3.
catégoriser les faiblesses des élèves du Lycée en
préparatoire :
a.
types/origine/causes
b.
étudier l’évolution de ces élèves
c.
étudier le regard des enseignants sur ces élèves
d.
repérer les apports ev. du Lycée Ermesinde
4.
répertorier les « bonnes » pratiques
qui « sauvent » les élèves faibles, à partager ensuite
[1] En France on parle de 6 à
8% de troubles dys. On dit partout que 4 à 5 % des élèves d’une classe d’âge
sont dyslexiques, 3% sont dyspraxiques, et 2% sont dysphasiques. Pourtant
aucune étude sérieuse ne l’atteste !
André, il ne faut pas oublier de mettre un titre au "post" que tu publies. J'en ai mis un pour toi, mais, bien sûr, tu peux le changer s'il ne te plaît pas. Ensuite, je pense qu'il est important que nos interventions écrites sur ce blog collectif soient brèves (entre dix et quinze lignes) à moins que l'on soumette à la critique du groupe un véritable argument exigeant quelque développement supplémentaire.
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