Faut-il arrêter d’aider les faibles ?
(EH et AG) Depuis plusieurs décennies, des spécialistes (psychothérapeutes, pédopsychiatres, orthophonistes…) ont trouvé un marché qui visent à détecter et traiter les faiblesses, réels ou supposés, des usagers du système scolaire.
Quels sont les effets de cette stigmatisation qui les transforment en élèves « faibles », « nuls », « inadaptés » et/ou « retardés » ? S’intéresse-t-on aux faibles afin d’éviter de poser la question des carences du système éducatif lui-même ?
(JM) Cette question ne me semble pas pertinente. Elle sort du sujet. Est-ce qu'on la pose pour éviter de se poser la question pourquoi on ne se tourne pas vers les forces et pourquoi on ne se détourne pas des faiblesses ?
Pourquoi mettre en avant l’aide fournie au lieu de s’occuper de chercher les causes de ces faiblesses et d’imaginer les moyens d’y remédier... au lieu de les exclure ?
Pourquoi faudrait-il s'intéresser à chercher les causes de ces faiblesses alors qu'on devrait s'en détourner justement et se tourner vers les forces ? Imaginer les moyens pour remédier aux faiblesses, c'est justement ce que fait cette industrie évoquée au début du texte.
Comment changer ce regard sur les faibles et les faiblesses ?
Où est-ce que vous voyez des faibles ? Ne faut-il pas plutôt ne voir partout que des forts ?
(BJ) Ce qui, à mon avis, faisait l'objet des interrogations proposées par Jeannot, ce n'était pas de se saisir du problème de "comment réparer les faiblesses" mais plutôt de "comment se fait-il que le système d'éducation se concentre en priorité sur les faiblesses des élèves au lieu de faire fructifier les talents, au lieu de s'intéresser à ce qu'il y a de positif et de fort dans chaque être humain ?
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